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Jésus a dit :
Demandez et il vous sera donné
Cherchez et vous trouverez
Frappez et il vous sera ouvert
En effet, quiconque demande reçoit
Celui qui cherche trouve et il sera ouvert à celui qui frappe
                                            (La Bible, Evangile de Matthieu)

Nous lisons dans ces paroles trois exhortations qui sont: demandez, cherchez et frappez. Elles sont conjuguées à l’impératif et suggèrent aussi une action continue, comme le démontre la version Parole Vivante, transcription dynamique d’Alfred Kuen :
Demandez, continuez à demander, et vous recevrez ; cherchez, persévérez dans votre recherche, et vous trouverez ; frappez, insistez, et la porte vous sera ouverte.

Nous trouvons aussi trois promesses : il vous sera donné, vous trouverez, il vous sera ouvert.
Une chose frappante est que, pour les trois promesses, deux sont conjuguées à la voix passive : il vous sera donné, il vous sera ouvert.
C’est sur cette dernière promesse, il vous sera ouvert,  que je souhaiterais m’attarder.

Quand nous la méditons, quelles sont les raisons pour lesquelles on pourrait ne pas nous ouvrir quand nous frappons à une porte ?
– Il n’y a personne
– Nous ne sommes pas invités
– On ne veut pas nous voir
Ce sont les trois doutes qui peuvent nous « couper les ailes ».
Nous avons donc besoin de savoir, et d’être convaincus, qu’il y a quelqu’un derrière la porte. Quelqu’un qui nous appelle, nous attend et désire notre compagnie. C’est lui qui donne le vouloir et le faire. C’est lui qui est à l’initiative de notre quête. Nous l’avons entreprise quand nous avons senti son attraction.

Une fois les doutes traités, scrutons le texte de plus près et plus particulièrement la voix passive employée pour les verbes.
Celui que nous pouvons appeler Dieu, que je préfère appeler l’Être, se cache derrière le passif. C’est lui qui donne quand on demande et qui ouvre quand on frappe. (C’est aussi lui qui se laisse trouver quand on le cherche selon ce qui est écrit  dans Jérémie.29:13-14: Vous me chercherez et vous me trouverez, parce que vous me chercherez de tout votre cœur, et je me laisserai trouver par vous…)

C’est donc lui « l’accomplisseur » des promesses ; notre attente est donc fixée sur lui. Cela doit impacter notre état d’esprit.
En effet, si à celui qui frappe il sera ouvert, alors nul besoin d’être violent, déterminé et prêt à défoncer la porte.
La foi se manifeste ici, non en cherchant coûte que coûte à entrer, quitte à essayer de forcer la porte comme un voleur, mais dans cette attente confiante que ce n’est pas en vain que nous frappons et qu’il y a effectivement quelqu’un derrière la porte qui nous ouvrira.

Frapper à une porte signifie que nous nous tenons devant et que nous signalons vouloir entrer. Peu importe le temps que cela prendra, je tiendrai ma position ; quand la porte s’ouvrira, ce sera devant moi.

Pour conclure cette brève méditation, je vous cite deux illustrations venant de l’évangile de Thomas qui contient une collection de 114 logia (paroles de Jésus)

2. Jésus disait :
Que celui qui cherche soit toujours en quête jusqu’à ce qu’il trouve et quand il aura trouvé, il sera bouleversé, ayant été bouleversé, il s’émerveillera, il règnera sur le Tout.

94. Jésus disait :
Celui qui cherche trouvera – à celui qui frappe vers l’intérieur, on ouvrira.

Ce dernier logion a l’avantage d’être explicite quant à la localisation de la porte.
Bob Dylan chantait: Knock, knock, knockin’ on heaven’s door.
Pour ma part, je suis d’accord avec le principe de frapper à la porte du ciel, à condition de savoir que le ciel est en nous.